L’assurance dépendance
La dépendance peut être définie comme totale ou comme partielle. Lors de la souscription d’un contrat de dépendance, vous avez généralement le choix entre une garantie « dépendance totale et partielle » et la garantie « dépendance totale » seule.
Voici comment sont le plus souvent définis ces deux types de dépendance :
La dépendance totale
Elle peut être définie comme l’impossibilité médicalement reconnue, présumée définitive et permanente, d’effectuer seul au moins 3 des 4 actes essentiels de la vie quotidienne : se déplacer, se nourrir, s’habiller et se laver. Elle peut découler d’une maladie ou d’un accident. Elle nécessite le recours à l’assistance d’une tierce personne.
Lorsqu’un état de dépendance totale est reconnu, le versement de la rente s’effectue à hauteur de 100 % du montant garanti par le contrat.
La dépendance partielle
Elle est évaluée en fonction des critères définis par le contrat. Par exemple :
- le fait d’avoir besoin d’aide pour se lever, se coucher, s’asseoir et effectuer quelques activités corporelles, y compris la préparation des repas ;
- lorsque la personne assurée a besoin d’être aidée quotidiennement et plusieurs fois par jour pour son autonomie corporelle. Lorsque l’état de dépendance partielle est médicalement reconnu, le montant de la rente versée correspond à un pourcentage de la rente garantie en cas de dépendance totale.
La dépendance est maintenant le plus souvent définie avec la grille AGGIR (Autonomie Gérontologique Groupe Iso-Ressources) qui a été élaborée au cours de l'année 97. Cette grille permet d’évaluer le niveau de dépendance d’une personne selon plusieurs critères (autonomie physique, psychique, domestique et sociale) et de classer les personnes en situation de perte d’autonomie en six groupes (GIR 1 à 6), des personnes les plus dépendantes (GIR 1) aux personnes autonomes (GIR 6).
Pour en savoir plus sur ces groupes, cliquez ici
En cas de perte d’autonomie, seuls les soins médicaux sont remboursés par la Sécurité Sociale (pas le maintien à domicile de la personne en état de perte d’autonomie). Aujourd’hui, de nombreuses personnes victimes de dépendance partielle ne bénéficient d’aucune couverture.
Que l’on choisisse le maintien à domicile ou de partir dans un établissement spécialisé (maison de retraite), le coût de la dépendance varie de 1 000 euros à 3 000 euros par mois, laissés à votre charge. Il s’agit là de sommes très lourdes.
L’aide d’une tierce personne 3 heures par jour revient à plus de 1 000 euros par mois (source : Le Monde Argent du 16 mai 2009).
Or la perte d’autonomie survient le plus souvent après 75 ans, au moment où les ressources des personnes concernées ne sont pas forcément très élevées.
Si vous ne pouvez pas faire face aux frais liés à la dépendance, vos enfants sont légalement tenus de régler ces frais à votre place.
L’APA (allocation personnalisée d’autonomie)
Si une personne est dans une situation de perte d’autonomie, l’APA peut lui permettre de bénéficier d’une contribution financière individuelle sous la forme d’un plan d’aide à domicile, ou d’une allocation spécifique d’accompagnement si la personne séjourne dans un établissement spécialisé.
La perte d’autonomie est appréciée selon la grille AGGIR.
L’APA concerne :
- les personnes âgées de 60 ans ou plus,
- résidant de manière stable et régulière en France,
- vivant à leur domicile, ou dans un établissement spécialisé,
- et qui sont en situation de perte d’autonomie, nécessitant une aide pour accomplir les actes ordinaires de la vie quotidienne.
L’attribution de l’APA n’est pas liée à une condition de ressources. Toutefois, ces dernières sont prises en compte lors de l’établissement du montant de l’APA qui est attribué.
Le montant moyen de l’APA est de 500 euros si la personne reste chez elle et de 460 euros si elle est placée dans un établissement spécialisé. L’APA ne permet donc pas aux personnes dépendantes de faire face à l’intégralité des frais restant à leur charge du fait de cet état.







