Le taux d’épargne des ménages en 2009 & nos conseils pour mieux épargner

En 2009, dans un contexte marqué notamment par la montée du chômage et de l’endettement public, les ménages français ont, comme leurs homologues européens, relevé de manière significative leur taux d’épargne. Disposant d’une capacité de financement accrue du fait de la baisse de leurs investissements immobiliers, ils ont réduit leur recours au crédit bancaire et maintenu leurs flux de placements financiers en privilégiant certains supports d’épargne à long terme (assurance-vie en euros) ainsi que les avoirs les plus liquides (dépôts à vue) au détriment des autres placements monétaires (dépôts à terme et OPCVM monétaires).
En outre, la remontée des marchés boursiers les a incités à revenir vers des classes d’actifs plus risquées (actions cotées et titres d’OPCVM non monétaires), pour des montants néanmoins limités.
Le comportement financier des ménages français se distingue de celui des ménages européens par la plus grande place accordée à l’assurance-vie et, en contrepartie, celle plus limitée qu’ils réservent aux dépôts bancaires. S’agissant des autres produits d’épargne (titres d’OPCVM, actions, titres de créance), leur comportement de placement est davantage comparable à ceux observés dans les autres pays.
Au total, le patrimoine financier des ménages français n’a pas vu sa composition sensiblement modifiée en 2009. Tout au plus la reprise des marchés boursiers lui a-t-elle permis de retrouver sa valeur d’avant la crise.

Une remontée du taux d’épargne
La consommation des ménages progresse en 2009 un peu moins vite que leur revenu, lui-même en croissance modérée. Le taux d’épargne des ménages augmente donc de 0,8 point, à 16,20 %, sans doute pour des motifs de précaution. Le taux d’épargne financière progresse plus fortement encore, de 4,8 % à 6,8 %, sous l’effet de la chute de leurs investissements immobiliers.

Comment mieux épargner : les 3 questions indispensables à se poser

Pour choisir son épargne, il faut avant tout tenir compte de sa situation personnelle et de ses besoins. Il faut savoir également se poser les bonnes questions avant de souscrire un produit d’épargne ou une assurance-vie, épargne, retraite.

1/ Question 1 : Quels sont vos objectifs ?

Il existe beaucoup de placements ainsi pour choisir le meilleur type, il faut donc que vous définissiez vos objectifs. Quel est le but de votre épargne ?

  • Vous constituer un capital ?
  • Placer à court terme pour disposer de votre argent rapidement ?
  • Obtenir un revenu complémentaire ?
  • Toucher des revenus réguliers et immédiats ?
  • Placer vos économies à long terme (au moins cinq ans) ?

Autant de questions auxquelles vous devrez répondre pour bien orienter vos choix.

2/ Questions 2 : Quelle prise de risque souhaitez-vous ?

 

  • Faible : Vous souhaitez donc épargner pour disposer d'une réserve d'argent à tout moment. En contrepartie, la rémunération de l'épargne sera faible (produits bancaires : livrets...) et le critère de rendement sera moins important.
  • Peu élevée : Vous désirez épargner dans le but de réaliser un projet futur (achat immobilier, automobile...), deux possibilités s’offrent à vous :

•    l'argent bloqué (ex : Plan d’Epargne Logement ou bien Compte épargne logement) si votre projet est prévu dans longtemps,
•    si votre projet n'est pas défini précisément, le risque pourra être un peu plus important, et dans ce cas les produits financiers sont indiqués, y compris avec une part de spéculation
•    élevée : Vous avez pour objectif de financer un projet à long terme, dans ce cas-là, la prise de risque pourra être plus grande à condition d’accepter que votre argent soit bloqué pendant une longue période. Ainsi, le risque sera mieux rémunéré et le rendement final sera plus important (ex : PEA, assurance-vie…).

A savoir :
Le rendement de votre épargne dépendra de vos réponses à ces trois questions, et particulièrement à celle sur le critère de risque. Les placements qui sont susceptibles de rapporter le plus sont ceux qui ont le niveau de risque le plus élevé ! N’oubliez pas également de vous intéresser aux deux caractéristiques suivantes pour bien choisir votre produit d’épargne :
•    La liquidité (possibilité ou non de retirer rapidement l'argent épargné)
•    La fiscalité 



3/ Question 3 : Quel est votre horizon de placement (court ou long) ?

Vous devez déterminer si vous souhaitez placer de l'argent à plus ou moins long terme sans y toucher ou si votre argent doit rester disponible à tout moment.

Par exemple, un Plan d’épargne logement ou Pel n’est pas un placement disponible : il ne permet d’effectuer aucun retrait d’argent pendant la durée du contrat. Si vous "cassez" ce plan d’épargne avant son échéance, vous perdez une partie des avantages qui y sont liés.

Il vous faut donc savoir :

  • si votre épargne est disponible à tout moment sans avoir de pénalités trop importantes,
  • si les fonds sont bloqués ou non les premières années,
  • si vous pouvez récupérer une partie de votre épargne en cas de problème financier,
  • si vous pouvez suspendre vos versements si votre situation ne vous permet plus de dégager une épargne de vos revenus…

 

nfin, il faut savoir diversifier son épargne entre des placements à court (ex : comptes sur livret…) et à long terme (ex : produits fonciers, produits d’assurance-vie, PEP…). Ne mettez tous vos œufs dans le même panier !
Retrouvez tous nos conseils dans notre rubrique « Bien choisir son placement » (lien vers rubrique) et profitez-en pour définir votre profil épargnant (lien vers Découvrez votre profil).


 

Partager cette page :

questions-epargne.fr est un site créé par Aviva
Dernière mise à jour 23/08/10